Une chose : RIP La manette.
Dans Blue Fire, nous somme l’élu. L’épéiste légendaire, dont le rôle sera de venir à bout des Ténèbres qui ont corrompu notre monde.
Comment en est-on arrivé là ?
SPOILER (Nan vraiment, je spoil allègrement l’histoire du jeu.) : L’avidité et la quête de pouvoir.
Au début de la Création, il y avait six Dieux. Cinq représentant un aspect du monde (Connaissances, Eau, Terre…), et le sixième, le plus puissant, ayant amené la vie. Mais ce Sixième, il avait la dalle. Il cherchait le pouvoir, voulait dominer ses congénères, les autres Dieux. Lentement, mais sûrement, il sombra dans les Ténèbres, et devint Les Ombres (The Shadows, ça sonne mieux en anglais).
C’est à ce moment précis que le monde bascula dans la guerre. Les Ombres entreprirent de détruire toute forme de vie. Les Cinq Dieux restants tentèrent, en vain, de les combattre, mais l’ennemi se renforçait à chaque être tué. Désespérés, les Dieux créèrent Penumbra, un château dans les cieux abritant toute vie ayant survécu aux Ombres.
Puis, vint La Reine, descendante des Dieux, qui régna sur Penumbra, et dont la garde rapprochée se constituait de trois Chevaliers, les Seigneurs. Des siècles passèrent où tout allait bien, mais les Ombres finirent par découvrir Penumbra. Elles corrompirent les Seigneurs qui assassinèrent trois des Cinq Dieux, ainsi que la Reine elle-même.
C’est à ce moment que nous arrivons dans l’histoire. Notre but sera d’aller explorer les deux derniers Temples Divins pour récupérer le pouvoir des deux Dieux restants, de venir à bout des Seigneurs et de la Reine pour enfin sauver notre monde.
Blue Fire est présenté comme un plateformer metroidvania, mais on penche plus du côté du premier que du second. L’aspect metroidvania est bien là, avec ses standards habituels (la montée en puissance du personnage par l’acquisition de nouvelles compétences comme le dash, le double saut, la course murale…), et avec des petits twists bienvenus (on pourra choisir d’améliorer certaines capacités en équipant des esprits, un peu comme les charmes de Hollow Knight), mais c’est un poil trop dirigiste et couloir pour vraiment embrasser le genre du metroidvania.
Par contre, l’aspect plateformer lui est solidement installé. Au fur et à mesure de notre avancé, les parcours deviendront de plus en plus difficile pour atteindre un niveau bien corsé dans le DLC. On pourrait même envisager un aspect puzzle-game dans la recherche du chemin à prendre et de l’enchainement de compétences à faire pour atteindre ce coffre que l’on voit au loin.
Concernant ces enchainements justement : c’est JOUISSIF. Notre personnage se contrôle extrêmement bien, c’est dynamique, fluide, précis. Les différentes possibilités de déplacement s’emboitent parfaitement les unes après les autres, et il n’y a rarement qu’un seul chemin pour atteindre un objectif donné. Saut – double dash – attaque rotative – saut – course murale – dash ? Ça marche. Saut – dash – course murale – attaque rotative – dash – saut – dash ? Ça marche aussi. Avec un peu de créativité, on peut vraiment trouver des combos très puissants pour atteindre des zones lointaines ou élevées, voire même bypass certaines séquences entières. L’avantage de l’aspect 3D du titre, c’est que le sequence-break est largement envisageable. Ça offre un degrés de liberté supplémentaire, c’est très satisfaisant.
Cependant, un point négatif : les combats. On sent clairement que cet aspect du jeu n’a pas été le cœur du développement. C’est, au mieux, juste du bourrinage, au pire, très laborieux. Personnellement, j’en avais pas grand chose à foutre. Les rares fois où l’on sera obligé de se battre seront les combats de boss (et ils sont d’ailleurs pas très nombreux ni très compliqués), et ce pan du gameplay est trivial. Le jeu ne repose pas dessus. Ce n’est pas un beat’em all, ou un metroidvania d’action. On est plus sur de l’exploration, de l’aventure, du parcours / plateforming. Et ce dernier aspect, Blue Fire le tient à la perfection.
Comme je l’ai dis juste avant, le gros challenge de Blue Fire, c’est son plateforming. Il commence doucement, gentiment, puis se complique graduellement pour atteindre un niveau solide dans le DLC. Il y a un gros pic de difficulté entre le jeu de base et celui-ci d’ailleurs. J’ai aucun mal à imaginer les devs, vexés par les retours sur le jeu de base, avançant que le plateforming était trop facile, que ça manquait un peu de challenge, se lâcher sur le DLC et sortir des parcours qui n’ont rien à envier à certains d’Aeterna Noctis ou Lone Fungus.
Aucune crainte cependant, car dans le jeu de base, les plus difficiles seront optionnels. Les “obligatoires” seront très triviaux et ne nécessiterons généralement pas plus d’un ou deux essais pour en venir à bout.
Par contre, pour le DLC… Là il faudra serrer les dents. Le try hard sera réel et de nombreux essais seront nécessaires pour venir à bout des épreuves offertes. Mais c’est TANT MIEUX ! Personnellement, je suis friand de ce genre de choses. Mention spéciale à certains passages qui obligeront le joueur à utiliser le bon combos d’esprits, sans quoi il sera impossible de finir le parcours. Ça pourra en frustrer certains, mais je trouve l’idée intéressante, d’autant plus que les-dits esprits se trouvent facilement pour la plupart et ne nécessite pas de farmer pendant des heures pour les trouver / les acheter.
J’ai longtemps été un peu rebuté par le mélange entre plateformer et 3D que proposait Blue Fire (les PTSD de SM64). Et même si le jeu est parfois imprécis à cause justement de cette 3D, et de la difficulté de juger les profondeurs lorsqu’on est en l’air dans le vide, globalement ça passe. On trouve généralement assez de repères visuels pour se situer dans l’espace, consciemment ou non.
Blue Fire est un très bon jeu. C’est un solide plateformer et un bon metroidvania. Évidemment, il ne faudra pas trop s’attarder sur la gueule des combats qui seront brouillons et laborieux. C’est pas ce qu’on lui demande de toute façon. Je regrette juste qu’il soit aussi court. Il m’aura fallu une petite douzaine d’heures pour venir à bout de la quasi intégralité du jeu, DLC, parcours et quêtes secondaires compris. C’est dommage parce qu’il avait le potentiel d’avoir bien plus de contenus que ça.
Attention : ces 12h de jeu sont passionnantes et à aucun moment j’ai ressenti de la lassitude ou une perte d’intérêt pour le titre. Si vous avez une quinzaine d’euros qui trainent et que vous cherchez un plateformer un peu obscure, qui n’a pas la visibilité qu’il mérite, foncez sur Blue Fire.
Un monde de ténèbres vous attend - Voyagez dans les terres désolées de Penumbra, et explorez des régions exceptionnelles remplies d'ennemis, de défis de plateformes en 3D, de quêtes, d'objets à collectionner, et bien plus encore.
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